Une rentrée fragile

Quel premier bilan pouvons-nous tirer de cette rentrée 2009?

Le mot qui me vient le plus spontanément à l’esprit est « fragile ».

Fragilité dans la continuité des enseignement.

Certes des remplacements ont été relativement rapidement effectués en math et en physique notamment sur des classes scientifiques du cycle terminal. Deux TZR de physique (postes de titulaire sur zone de remplacement) sont ainsi arrivés au lycée et un poste de vacataire a été crée en math et dont on espère qu’il sera transformé en contractuel. Pour autant il reste un poste d’allemand non encore remplacé (notamment en T10). Un professeur du privé a été contacté par l’administration qui pourrait arriver avec un statut de vacataire mais pour seulement 11h30 de cours au lieu des 18h00 à pourvoir. Il devrait en priorité être affecté sur les classes du cycle terminal. Il est quand-même singulier que ce soit le lycée qui se charge de rechercher des enseignants afin de pallier les absences constatées. Ceci est normalement du ressort du rectorat de l’académie de Versailles !  Par ailleurs il nous est d’ores et déjà précisé qu’il n’y a plus aucun postes de profs remplaçants (TZR) de disponible sur l’académie. En d’autres termes, si un enseignant venait à manquer pour une longue durée (maladie, formation, maternité) il ne pourrait être remplacé. Il existe bien un système de remplacement interne pour les absences prévisibles au-delà de 15 jours qui a été mis en place nationalement il y a quelques années mais il ne peut fonctionner. En effet, la forte augmentation des heures supplémentaires intervenues il y a deux ans (la barre symbolique des 10% a été largement franchie), obligeant chaque enseignant à un minimum de 2 heures supplémentaires empêche de fait la mise en œuvre du protocole de remplacement interne.


Fragilité des outils pédagogiques numériques.

Depuis le début de cette année le réseau informatique du lycée est tombé en panne. Il semblerait aux dernières nouvelles qu’il se soit remis à fonctionner sans que l’on sahe vraiment pourquoi. Le nouveau chef des travaux a déjà informé la direction qu’il nbe s’occuperait pas de l’informatique du lycée, contrairement à son prédécesseur parti en retraite cette année. L’indisponibilité du réseau informatique s’est immédiatement fait sentir sur les filières à forte composante numérique, comme en STI ou en SSI où l’impossibilité de travailler sur ordinateur (CAO) a déjà eu pour conséquences de voir s’évaporer 16heures de cours. A un moment où le ministre Luc Chatel annonce un grand plan numérique pour 2010, la question de la maintenance des matériels informatiques n’est à l’heure actuelle non résolue. Le lycée ne peut prétendre à recruter un ingénieur système (il faut être GRETA pour cela), l’inspection académique est totalement désarmée et n’a rien à offrir. On en est donc à recourir au système D, au bricolage local. Pour compliquer le tout, les responsabilités en matière de TICE (Technologies de l’information et de la communication pour l’éducation) sont diluées entre l’état et les collectivités territoriales. Il est donc extrêmement difficile de se tourner vers l’un ou vers l’autre pour espérer une évolution positive en la matière.

Pour conclure, le lycée certes fonctionne. Les profs sont présents. Les cours se déroulent tant des conditions plus ou moins normales avec de fortes disparités selon les filières et options choisies (comme en STI ou SSI ou pour ceux de l’option cinéma dont les effectifs actuels – 25- sont surdimensionnés par rapport aux capacités d’accueil et au matériel mis à disposition). Cependant cette situation porte en elle une extrême fragilité. Aucune marge de manœuvre n’est à disposition. Par ailleurs de gros problèmes se font jours sur les travaux déjà livrés. Des dysfonctionnements graves ont  été relevés par les enseignants. Nous aurons l’occasion d’y revenir très bientôt.

Pascal Descamps

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