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25th mai
2009
rdig par Giovanni

Réactions de l’UNL de l’Essonne :

Le Ministre de l’Éducation Nationale Xavier Darcos a annoncé qu’il envisageait de mettre des portiques pour surveiller les entrées dans les établissements scolaires.
Aujourd’hui le ministre récidive dans l’ignorance en proposant de créer des brigades mobiles qui pourraient ouvrir les sacs des élèves, les fouiller, et pourrait même autoriser les professeurs, CPE, proviseurs, à faire de même.
Si il n’est même possible pour les lycéens de pouvoir venir dans leurs établissements sans avoir la crainte d’être fouillé, cela ne fait que renforcer l’illusion d’entrer dans un commissariat scolaire, faut-il rappeler le rôle de l’école dans la société au Ministre ?

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Les problèmes de violences dans les établissements scolaires ne seront en aucun cas réglés par de telles mesures sécuritaires. Ces propositions montrent bien que le gouvernement ne sait réagir qu’en termes de « flicage » et de répression face aux problèmes. D’autant plus que les portiques de sécurité et les « brigades mobiles» ne règleront en rien les violences entre les élèves des établissements qui sont pourtant les plus fréquentes.

C’est en termes d’aides, de pédagogie et d’éducation qu’il faut traiter ces problèmes et non de façon réactionnaire comme Mr Darcos. Les lycéens connaissent l’hypocrisie dont le ministère a pu faire preuve notamment en ce qui concerne la réforme du lycée et les pseudos-consultations qui ont suivies le report d’un an des projets du ministre suite aux mouvements lycéens.

Une absence de dialogue pèse également avec les lycéens mais également avec tous les autres représentants du monde éducatif se qui traduit l’ignorance du ministre vis-à-vis des problèmes de fond de l’éducation nationale. De telles déclarations ne nous étonnent malheureusement plus.

L’Union Nationale Lycéenne de l’Essonne refuse la transformation d’établissements scolaires en ghetto du danger où la peur serait reine, nous revendiquons une égalité pour tous et tient à signaler que se n’est pas en supprimant 45 000 postes d’éducateurs en 7 ans et les remplacer par une “force mobile d’agents” que le problème sera un jour réglé.

Réactions de l’UNL BN et FCPE :

Xavier Darcos voudrait régler le problème de la « violence scolaire ». Mais il le fait avec des mesures inappropriées qui ressemblent plus à des provocations à l’égard de la communauté scolaire déjà très choquée ces derniers mois par les intrusions « musclées » de gendarmes et de chiens dans des établissements scolaires au motif de la prévention.

Il feint d’ignorer que nombre des mesures qu’il a prises depuis deux ans n’ont fait qu’aggraver le problème. Comme plusieurs fois déjà, il profite d’un drame pour ressortir de veilles mesures répressives éculées et potentiellement sources de dérapages, comme les fouilles des élèves par des personnels de l’établissement.

Les suppressions de postes dans les établissements scolaires ne permettent pas un encadrement suffisant des élèves pour mettre en place éducation et prévention de la violence. Depuis 2002, ce sont près de 45 000 postes d’éducateurs qui ont été ainsi supprimés.

La suppression de la sectorisation qu’il a entreprise n’aboutira qu’à une concentration explosive des difficultés dans certains établissements scolaires.

L’absence de dialogue avec les lycéens pendant leur mouvement de décembre dernier n’a fait qu’augmenter l’exaspération des jeunes.

Dans ses annonces, le ministre ne fait que stigmatiser et culpabiliser les parents et les jeunes et ne prévoit que d’instaurer toujours plus de répression mais toujours moins d’éducation. Et ce, alors que la France s’apprête à célébrer les 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant…

Xavier Darcos est-il encore qualifié pour prétendre régler ces problèmes ?

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